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Mercredi 25 avril 2007

Ségolène Royal : discours du 22 avril 2007, à Melle (Deux-Sèvres)

 

Français, Françaises, mes chers compatriotes, à vous qui m’avez apporté si nombreux vos suffrages, aujourd’hui, je vous exprime ma joie et ma profonde gratitude.

 

Un élan civique s’est levé, la très forte participation que j’avais appelée de mes vœux est là. Je mesure la responsabilité éminente et qui m’honore, que vous me confiez ce soir.

 

Je n’en tire aucune gloire personnelle. Vous me donnez une responsabilité majeure, celle de porter le combat du changement pour que la France se relève.

 

Pour que la France se relève, qu'elle retrouve son optimisme et qu’elle fasse le choix de l’audace et de la sérénité, une nouvelle campagne s’ouvre. Dans 15 jours, la France va choisir son destin et son visage.

 

Je lance un appel à toutes celles et ceux qui veulent que la France fasse triompher la République du respect parce que nous savons qu’il n’y a pas de liberté sans justice, qu’il n’y a pas d’efficacité économique sans progrès social. Nous aurons, le 6 mai prochain, un choix clair entre deux voix très différentes.

 

Et je tends la main à toutes celles et tous ceux qui pensent comme moi qu’il est non seulement possible mais urgent de quitter un système qui ne marche plus.

 

Mes chers compatriotes, je vous invite à inventer une France neuve, à la fois protectrice et dynamique, une France à la fois fraternelle et conquérante et qui permet à chacun de construire et de réussir sa vie.

 

J’appelle ce soir au rassemblement de toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans les valeurs du pacte présidentiel, et qui pensent que l’on peut réformer la France sans la brutaliser, qui veulent faire triompher toujours les valeurs humaines sur les valeurs boursières, qui veulent mettre fin aux insécurités et aux précarités qui se sont douloureusement creusées au cours de ces dernières années, qui veulent faire reculer toutes les formes de violence grâce à un ordre juste et à de nouvelles sécurités durables.

 

Je continue à faire le pari de l’intelligence des Français et je refuse de cultiver les peurs. Il s’agit de mettre la priorité sur l’éducation, de consolider les familles, d’épauler les plus fragiles et notamment nos anciens et les personnes en situation de handicap dont les conditions de vie se sont gravement détériorées au cours de ces cinq dernières années.

 

J’entends instaurer des règles justes dans la mondialisation, maintenir en France nos centres de décision et notre tissu industriel, refuser la régression sociale qu’entraînerait l’abandon à un libéralisme effréné.

 

Nous ferons de l’emploi, ensemble, notre combat principal et nous le gagnerons avec des entreprises performantes et conquérantes qui respectent les salariés grâce à une démocratie sociale rénovée.

 

Je comprends la déception de toutes celles et ceux dont le ou la candidate n’est pas au second tour. Mais je voudrais leur dire ceci : Je serai la présidente garante d’un Etat impartial.

 

Car vous le savez, je suis une femme libre comme vous êtes un peuple libre.

 

Je ne suis l’otage d’aucun clan, d’aucun groupe de pression, d’aucune puissance financière.

 

Nous sommes nombreux et nombreuses aujourd’hui, au-delà de notre vote du premier tour, à ne pas vouloir d’une France dominée par la loi du plus fort ou du plus brutal, et verrouillée par les puissances de l’argent où tous les pouvoirs sont concentrés entre peu de mains, toujours les mêmes.

 

Avec moi, je vous propose de choisir une démocratie où l’on respire librement, avec un parlement qui délibère et contrôle, un gouvernement qui a des résultats et qui rend des comptes, un Etat sans gaspillage, une justice indépendante, des médias pluralistes et des libertés publiques garanties.

 

Oui, je veux une République refondée et non garrottée, un état exerçant une autorité juste et ferme, des régions dynamiques, des services publics modernisés et performants, avec des citoyens libres, éduqués par notre école, conscients de leurs droits comme de leurs devoirs.

 

Si vous me confiez la charge de présidente de la République , j’aurais à cœur de défendre les intérêts de la France en Europe et dans le monde.

 

Le patriotisme républicain trouvera tout son sens dans la construction d’une Europe socialement et économiquement redressée et capable de peser, dans un monde multipolaire.

 

Les Français seront appelés à se prononcer par référendum sur le nouveau traité européen, celui-ci ne se fera pas à leur insu.

 

Cette Europe sera au service de la paix, elle œuvrera au dialogue des cultures, au co-développement avec les pays du Sud et à la préservation des équilibres de la vie sur la planète.

 

Avec vous, je vais rendre à la France la fierté de son histoire, une France qui renoue avec ses valeurs universelles, car quand la France rencontre une grande idée, elles font ensemble le tour du monde.

 

Je veux une France qui renoue avec l’idéal de la République des Lumières, des droits de l’homme et de la femme, et de la citoyenneté qui ont fait sa force et sa beauté. Venez hommes et femmes de France de tous âges, de tous milieux, de tous territoires et de toutes origines, venez ; forces vives de notre belle nation, venez, serrons-nous les coudes, ensemble nous allons rendre le sourire à notre pays. Ensemble, nous allons conjurer les mauvais démons de la déprime et du déclin.

 

Chers compatriotes, rassemblons-nous, ce sont nos idées, notre idéal qui vont gagner, car ils sont au service de la France et des Français, de la paix civile et de l’harmonie sociale.

 

J’appelle toutes les énergies et l’espérance à se mettre en mouvement pour une France victorieuse, une France présidente, fière d’elle-même, pour que les Français s’aiment en elle.

 

Notre victoire est possible, car l’audace et la générosité sont là. C’est une question de volonté et de cohérence, je les ai. J’ai besoin de vous, parce que la France a besoin de vous.

 

Vive la République , vive la France !

www.franceradicale.org

Par Gévaudan - Publié dans : La Luminade
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Mardi 24 avril 2007

Premières traces (macabres) du retour de Canis lupus en Massif central :

- Un loup d’origine italienne a été tué lors d’une collision avec une automobile, dans le Cantal (près du Lioran, au cœur des Volcans d’Auvergne : Puy Mary, Plomb du Cantal…), le 9 octobre 1997 ;

- un autre, a été abattu par un éleveur, dans le Puy-de-Dôme, en juillet 1999.

La découverte des premiers indices de présence d’un couple de loups, dans les monts de l’Aubrac (sur la commune de Saint-Laurent-de-Muret, Lozère), le 30 janvier 2006, revient à Cédric Giral, technicien de l’Environnement au parc national des Cévennes, correspondant du réseau Loup. Au cours d’une randonnée, il découvre un cadavre de chevreuil tué quelques heures auparavant, identifie immédiatement les indices d’une prédation par des loups, et récolte les éléments qui ont permis une confirmation scientifique de la présence d’un loup et d’une louve.

Au milieu de l’été 2006, deux bergères (Sabrina Ravets, 25 ans, et sa mère, Manu) ont affirmé que des loups se sont attaqués à leurs brebis, au-dessus de Borne (Ardèche), à quelques kilomètres au nord-est de Laval-d’Aurelle, dans le massif domanial du Tanargue (estive). Une première brebis d’un troupeau de 1300 moutons a été retrouvée égorgée, cage thoracique ouverte, poumons, foie, cœur, reins et une épaule mangés, le matin du jeudi 20 juillet 2006. Sabrina Ravets, qui vient de retrouver le cadavre de l’animal, aperçoit trois ou quatre bêtes sombres dans les genêts. Elle déclare, alors, au Dauphiné libéré (édition du 28 juillet) : « J’ai voulu prendre mes jumelles dans mon sac, mon chien a aboyé, ça les a fait partir. C’était très organisé. Ce n’est pas possible que ce soit des chiens errants. J’ai déjà connu une attaque de chiens dans le Lubéron. Ils foncent dedans (le troupeau). » Commentaire de Daniel Michaud, technicien de l’ONF, qui examine la brebis en début d’après-midi : « Trop bien nettoyée pour être un chien errant. »

Dans la nuit suivante, deux agneaux ont été tués sur la commune d’Astet (près de la source de l’Ardèche), à moins de dix kilomètres au nord-est de Borne, tandis que le troupeau gardé par Sabrina Ravets, sa mère, son mari Thierry et un collègue, Jean Mazel, tous deux venus en renfort, subissait de nouvelles tentatives de prédation.

Deux loups ont été observés, en janvier 2007, longuement et à deux occasions, sur la commune de Laval-d’Aurelle (Ardèche, en limite de la Lozère , entre Langogne et Villefort, très près des sources de l’Allier), par deux chasseurs (un instituteur et un ingénieur de France Télécom).

 

Pour les autres observations de l’hiver 2006-2007, lire ci-dessous.

 

Jean de Lescure, conseiller général de Villefort (Lozère, aux bords de l’Ardèche et du Gard), se souvient de plusieurs témoignages concordants sur la présence du loup dans le parc national des Cévennes, à la fin des années quatre-vingt-dix.

Par Gévaudan - Publié dans : Nature
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